[ Coup de coeur ] Hanouka à Pierrefitte et Saint-Denis : la lumière du respect et de la paix.
Sandrine Dos Santos, Christelle vetil, Betty Sebaoun et moi-même avons répondu présent pour l’allumage des bougies de Hanouka sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Pierrefitte-sur-Seine, et de Saint Denis.
Ce rendez-vous n’est ni un réflexe de circonstance, ni un geste symbolique isolé. Il s’inscrit dans une constance personnelle, humaine et politique, qui traverse les années, les mandats et les contextes.
Chaque années, je fais le choix d’être présent lorsque nos concitoyens célèbrent ce qui fait sens pour eux. Parce que la République ne se vit pas à distance, parce que le respect ne se décrète pas, et parce que la confiance se construit dans la durée, par des actes simples mais assumés.
Hanouka est la fête de la lumière. Une lumière qui résiste à l’obscurité, qui ne s’impose pas par la force, mais par la persévérance. Une lumière qui éclaire sans aveugler. Dans un monde traversé par des crises, des tensions, des conflits armés, des fractures idéologiques et identitaires, cette symbolique prend une résonance particulière. Elle nous rappelle que la paix ne naît jamais du bruit, de la haine ou de l’invective, mais du respect, du dialogue et de la capacité à rester humain, même lorsque tout pousse à l’inverse.
Être présent pour Hanouka à Pierrefitte et à Saint-Denis, c’est affirmer une chose simple mais essentielle : notre territoire n’a pas vocation à devenir le réceptacle des conflits du monde. Les drames internationaux, aussi tragiques soient-ils, ne doivent pas être instrumentalisés localement, ni importés dans nos rues, nos quartiers, nos lieux de vie. Ceux qui cherchent à opposer, à attiser les peurs, à diviser les habitants selon leurs origines, leurs croyances ou leurs sensibilités politiques prennent une lourde responsabilité. Cette logique doit cesser.
La commune nouvelle est un territoire de diversité, de coexistence, de destins entremêlés. Ici, des femmes et des hommes de toutes confessions, de toutes cultures, de toutes histoires personnelles vivent ensemble, travaillent ensemble, élèvent leurs enfants ensemble. Cette réalité est une richesse. Elle exige une responsabilité particulière de la part des élus et responsables publics : celle de protéger le vivre-ensemble, non de le fragiliser.
Le message que je porte ce soir est un message d’apaisement. Apaisement des mots. Apaisement des postures. Apaisement des débats. Cela ne signifie ni l’oubli des souffrances, ni le renoncement aux convictions. Cela signifie refuser la haine comme mode d’expression politique, refuser la stigmatisation comme méthode, refuser l’amalgame comme raccourci.
Je crois profondément à la paix entre les peuples. Je crois à l’amour entre les êtres humains, non comme une formule naïve, mais comme une exigence politique et morale. Je crois au respect, qui commence par la reconnaissance de l’autre dans ce qu’il est, sans chercher à le réduire à une étiquette, une origine ou une croyance.
Mon engagement est clair : être un responsable politique de tous les habitants. Pas d’un clan. Pas d’une communauté contre une autre. Pas d’un camp retranché derrière des slogans. Être le représentant de l’intérêt général, dans ce qu’il a de plus exigeant et de plus rassembleur. Cela implique parfois de déplaire à ceux qui préfèrent la confrontation permanente. J’assume.
Je suis un démocrate. Un démocrate attaché aux libertés fondamentales, à la dignité humaine, à la liberté de conscience. Je respecte toutes les religions, sans exception. Je respecte aussi ceux qui n’en pratiquent aucune. Cette position n’est pas contradictoire avec la laïcité, elle en est le prolongement naturel.
La laïcité n’est pas une arme contre les croyants. Elle n’est pas une négation du fait religieux. Elle est une protection. Une garantie. Elle permet à chacun de croire en Dieu, ou de ne pas croire, sans que cela ne devienne un problème dans l’espace public. Elle assure la neutralité de la puissance publique, afin que personne ne soit privilégié, exclu ou discriminé en raison de ses convictions spirituelles ou philosophiques.
Défendre la laïcité, c’est défendre la liberté. La liberté de croire. La liberté de douter. La liberté de pratiquer. La liberté de vivre ensemble, dans le respect mutuel. C’est ce cadre républicain qui permet à une fête comme Hanouka d’être célébrée sereinement, comme à d’autres traditions de trouver leur place, sans peur, sans tension, sans arrière-pensée.
Je formule un vœu simple mais déterminé : que cette chaleur symbolique inspire nos paroles, nos actes et nos choix collectifs. Que nous sachions refuser les importations de haine. Que nous choisissions l’apaisement plutôt que l’escalade. Que nous restions fidèles à ce qui fait la force de nos villes : l’humanité, la dignité, le respect et la République.
C’est dans cet esprit que je poursuis mon engagement, avec constance, responsabilité et détermination, au service de l’ensemble des habitants de la Commune Nouvelle.
Pascal Kouppé de Kermartin
Groupe Union Centriste républicaine et divers droite
Conseiller national UDI – Chef de file pour les élections municipales
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